VanDrie Group demande l appui de la Commissaire européene à lagriculture pour résoudre les problèmes dans le secteur veau

11/09/2007
 

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Lors d’une visite de la Commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer Boel, en présence de la ministre néerlandaise de l’Agriculture, de la Nature et de la Qualité alimentaire, Gerda Verburg, au groupe de production intégrée VanDrie Group, le directeur Corporate Affairs de VanDrie Group, Henny Swinkels, a demandé instamment l’appui de Bruxelles pour le secteur veau. La très forte augmentation des coûts de production de la viande de veau pèse lourdement sur la rentabilité de ce secteur dans l’ensemble de l’Europe, une situation qui résulte en partie de la politique de l’Union européenne. « Il incombe donc aux autorités nationales et européennes d’aider les producteurs à trouver des solutions à ces problèmes structurels », affirme M. Swinkels. Le VanDrie Group pense en l’occurrence à davantage d’importations libres pour les matières premières de la poudre de lait pour veaux, une augmentation des quotas laitiers actuels, des efforts en faveur de l’ouverture de débouchés pour la viande de veau hors de l’UE, l’assouplissement des réglementations actuelles pour l’étiquetage de la viande, mais surtout le maintien du couplage de la prime à l’abattage pour les veaux tant que le système de quotas laitiers persiste.

Forte augmentation des coûts de production
En présence de Mme Gerda Verburg, ministre néerlandaise de l’Agriculture, la Commissaire européenne à l’Agriculture, Mme Fischer Boel, s’est rendue aujourd’hui chez le groupe de production intégrée VanDrie Group. Dans un élevage à Kamerik, le directeur Corporate Affaires de VanDrie Group, M. Henny Swinkels, a demandé qu'il soit porté attention à la situation difficile dans laquelle le secteur se trouve actuellement à l'échelle européenne. Ces derniers temps, diverses évolutions ont eu pour effet de renchérir très fortement les coûts de production de la viande de veau. De ce fait, le secteur connaît depuis un certain temps des marges négatives. Cette nouvelle situation semble prendre un caractère structurel et le prix de l’aliment a véritablement explosé suite aux mesures de la politique communautaire dans le secteur laitier. L’aide accordée antérieurement sur la transformation de la poudre de lait a été supprimée et les prix des matières premières ont flambé en raison d’une production limitée due aux quotas laitiers. Les taxes à l’importation dans l’UE rendent en outre impossible l’achat de ces matières premières sur le marché mondial.

Les quotas laitiers entraînent parallèlement une diminution de l’offre de veaux nourrissons dans l’UE, Avec pour conséquences des prix plus élevés et une poursuite de la hausse du prix de revient. Les mesures communautaires relatives à l’ESB et les réglementations européennes d’étiquetage pour la viande bovine engendrent elles aussi des frais supplémentaires pour la production de la viande de veau.

Mesures
Ces différentes causes découlent directement ou indirectement de la politique communautaire. M. Swinkels appelle par conséquent la Commissaire européenne à l’Agriculture, Mme Fischer Boel, et la ministre néerlandaise, Mme Verburg, en leur qualité de responsables de la politique en la matière, à contribuer là où cela est possible à diminuer les coûts de production et à augmenter la rentabilité.

Plus concrètement, le VanDrie Group demande que les tarifs à l’importation pour des matières premières spécifiques pour la fabrication de poudre de lait pour veaux soient provisoirement suspendus. « Le secteur n’est ainsi plus obligé de s’approvisionner auprès des producteurs laitiers en Europe, mais peut profiter des prix plus réduits sur le marché mondial », estime M. Swinkels. Le mieux serait encore d’augmenter le plus rapidement possible les quotas laitiers européens avec au moins 2% per an. Il en résulterait une augmentation de l’offre tant des matières premières que des veaux nourrissons, et une réduction de la pression sur les prix dans ces deux domaines.

Pour améliorer les débouchés, le secteur doit avoir accès au plus grand nombre possible de marchés disposant de moyens financiers importants, situés hors de l’UE. Bien que tous les partenaires commerciaux aient reconnu sur le plan vétérinaire que le viande de veau désossée devait pouvoir être commercialisée librement et sans entraves, de nombreux pays refusent encore de le faire. Le VanDrie Group appelle par conséquent la Commission européenne à veiller à ce que des pays comme les États-Unis, le Japon, l’Arabie saoudite et la Chine respectent le plus rapidement possible ces accords internationaux. Ces marchés représentent des débouchés très intéressants, selon M. Swinkels.

Pour réduire les frais logistiques de l’étiquetage obligatoire d’origine, M. Swinkels a proposé à Mme Fischer Boel de pouvoir mentionner pour le lieu de naissance non plus le pays mais UE. M. Swinkels a insisté sur le fait que cela ne nuirait en rien à la traçabilité, qui est déjà garantie par d'autres réglementations.

Un autre sujet abordé avec la Commissaire européenne a été le maintien de la prime à l’abattage. M. Jos Ramekers, président du groupement interprofessionnel pour le bétail, la viande et les œufs (PVE), a plaidé ici au nom de l'ensemble du secteur néerlandais pour le maintien du couplage de cette prime. En raison notamment des changements intervenus en matière de prix, cette prime joue un rôle important en termes de rentabilité générale pour la production de viande de veau. Elle permet en effet de compenser une partie de la hausse du prix de revient. Si la prime est découplée de la production, la situation économique actuelle obligera un grand nombre d’éleveurs à cesser leurs activités. Le secteur perdra ainsi une grande partie des fonds que représente cette prime. « La filière veau a toutefois fortement besoin de cet argent, également pour pouvoir innover et résoudre les problèmes actuels d’une manière plus structurelle », a expliqué M. Ramekers. MM. Ramekers et Swinkels ont demandé instamment à Mme Fischer Boel de maintenir la prime couplée jusqu’à la suppression des quotas laitiers.









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